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Née aprés guerre, j'ai été baignée par les images et les angoisses de
l'holocauste... Vivant dans un milieu médical, j'ai vu très jeune un
corps ouvert lors d'une opération, ...il m'est apparu que sans "la peau" une
civilisation n'existerait pas tant elle serait terrifiante sans les usages
(sous-entendu : la peau = le vernis des usages) et ce, malgré une vraie beauté des
entrailles et de la structure humaine. « Claude Cehes s'est définie dans une mise à nu de la vérité, perdue aux confins de la réalité vitale. Sa démarche apparaît avec l'os et le sang de nôtre double identité : Être écorché, torturé, meurtri mais écorchant, torturant, tuant aussi…
La vérité en sculpture est sous la peau d'où la(le) plastique du dévoilement des écorchés. Ainsi sans s'attaquer à l'esthétique et aux mythes, Cehes choque sans chercher à provoquer et encore moins à profaner… »
« ...Fémurs, omoplates et tendons, tout y passe. Elle les monte atrocement, les incruste dans des formes humaines pour en surexposer le déchet. Tous ces corps sont transparents comme s'ils étaient remplis à 7/8éme d'eau… »
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