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« ...Amoncelés en cascades grouillantes, nés, damnés, condamnés, les personnages de cette célébration organique n'en finissent pas de fuir quelque frayeur insoumise. Rivés à des peurs incontrôlées, protagonistes d'un drame collectif dont ils sont les acteurs impuissants. « Les monuments de Claude Cehes sont contemporains du laser et ne parlent que d'éternelles chimères : la conciliation de l'un et du multiple ou celle de la chair et de l'esprit, la nostalgie du temps qui passe, l'espoir(malgré tout) dans l'avenir... Des multitudes de petits personnages ponctuent chaque pièce... Leurs évolutions sont toujours ordonnées selon les lois d'une mystérieuse cérémonie... Mais la terreur n'est pas le registre de Cehes... Ces monuments ne sont pas les lieux d'un sacrifice. » « Tout n'est qu'opposition, ambiguité : entre des formes rondes, sensuelles, érotiques même et la dureté, la netteté d'angles géométriques. Tout n'est que jeu entre l'extérieur et l'intérieur, la fuite et l'attirance... » « ...Que dire de ces mausolées d'un baroquisme délirant où le rose, symbole de la peau et des organes, en drapés, ... en gouttes géantes, en excroissances suspectes... dans la dure, géométrique et froide architecture du noir, évocateur de structure osseuse, de mémoire et de mort, devenus croix pyramidales, forteresse assyrienne... » |

