Après l'interrogation, qui suis-je ?, voici celle du où vais-je ? Qu'y a t-il de l'autre coté du miroir ?...Ce sont des portes où l'on peut rester épinglé comme un papillon aveuglé (personnages sur la face des sculptures). C'est le passage d'un état de conscience à un autre plus profond: l'introspection.
La découverte de l'AUTRE qui est en nous. C'est un travail pesant sur les épaules (janua coeli-ciel, bethyle qui est une borne), ça vous emmène aux quatre points cardinaux (porte d'occident) dans le tumulte (porte du vent) et pour ce faire un balancier est nécessaire afin de ne pas choir..
Claude Cehes

«L'occurrence d'un mur intraversable est l'espoir d'une ouverture, comme est la porte, et ce qu'on porte est un défi à l'équilibre et à la stucture. Une draperie, comme une voile, est traversée par le jaillissement de formes souterraines, germes telluriques d'inespérance tendus vers…le triomphe de l'unique sujet qui, sur sa route, a toutefois laissé ses formes évidentes… »
XAVIER AUDOUARD.Extraits d’une préface de catalogue.1989

«Ces portes s'ouvrent sur un univers qui n'est ni au présent ni au réel. L'essentiel se passe à l'intérieur comme pour «Ulysse » de Joyce. C'est un univers composé de souvenirs, peut-être, d'intuitions sans doute mais Claude Cehes ne perd pas de vue les nécessités de la sculpture… Nous sentons vibrer un véritable souffle créateur, en parfaite harmonie avec l'habileté technique dont elle fait preuve dans leur exécution. »
JEAN-MARIE TASSET.LE FIGARO.1989

«Il ya toujours dans les œuvres de Cehes les épines de la rebellion et les doigts de la compassion… Sur l'homme de marbre pèse de très haut, de très loin le poids mouvementé de la plaque de bronze… On pense à quelque moderne Samson écrasé par son destin mais prêt à secouer les colonnes du temple d'une humanité cruelle. »
JOSETTE MELEZE.PARISCOPE.1989