Retour du point de non retour, de l'infini : l'être humain réapparait sur certaines sculptures : il repasse le miroir dans l'autre sens, mieux prêt à vivre ses propres données, en harmonie. C'est de sa propre volonté qu'il va maintenant vers les quatre points du globe(porte des continents).  Claude Cehes

«D'étape en étape, la recherche de Claude Cehes …nous révèle, bien plus que le seul goût du concret et du charnel, un double attrait pour l'opacité organique et pour les incitations de la lumière… Voici les Portes, pièces élargies, pièces à deux dimensions, étalant dans le bronze, le marbre et parfois le bois, la préciosité de leurs rivets, de leurs ciselures, de leurs ourlets, de leurs croisillons, pour mieux nous permettre d'atténuer enfin la brûlante acuité d'un plein ciel percuté par la raideur de nos oppressions… De l'enracinement avec le repère du sang à l'élargissement avec le repère de l'azur, c'est-à-dire depuis l'exploration du temps jusqu'à l'exploration de l'espace, l'intuition du sculpteur que l'on dirait portée par l'éclair, apparaît globale. Malgré les meurtrissures de la terre, parions donc avec elle… pour d'autres agissements, sous un ciel nouveau, de la part de l’espèce humaine. »
JEAN-LUC EPIVENT.Revue EMPREINTE.1991